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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:49
IRRUMABO !

Id est : FUCK DAESH !

Vivamus, mea Lesbia, atque amemus,
Rumoresque senum severiorum
Omnes unius aestimemus assis.
Soles occidere et redire possunt ;
Nobis cum semel occidit brevis lux,
Nox est perpetua una dormienda.
Da mi basia mille, deinde centum,
Dein mille altera, dein secunda centum,
Deinde usque altera mille, deinde centum.
Dein, cum milia multa fecerimus,
Conturbabimus illa, ne sciamus,
Aut ne quis malus invidere possit,
Cum tantum sciat esse basiorum.

CATULLE, Elégies, 5.

IRRUMABO !

Vivons, ma Lesbia, aimons-nous !
Fichons-nous comme d'une guigne
Des cancans des vieux scrogneugneus.
Ils peuvent, les soleils, se coucher et renaître
Mais nous, quand une fois la chandelle est mouchée,
Une nuit éternelle il nous faudra dormir.
Baise-moi mille fois, et puis encor' cent fois
Et encor' mille fois, et de nouveau cent fois,
Et mille fois de suite, et puis encor' cent fois
Et quand mille et mill' fois on se sera baisés,
On mélangera tout pour en perdre le compte,
Pour qu'un jaloux ne puisse nous porter la poisse
Sachant qu'on s'est donné tant et tant de baisers !

(D’après une traduction libre de Iulia)

Notre chagrin se mêle à la colère.

Je ne trouve pas les mots en français, alors je fais appel à Catulle.

Quand j'entends parler de revolver (entre autres armes de mort), je sors ma culture.

IRRUMABO !

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Published by leblogdelapresidente
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commentaires

Philippe LQ 24/11/2015 11:29

Optime, cara legata exquisitarum litterarum ! Jure bonobos mavis pro beluis e nobis partis.
Stemus ac valeamus !
Φ Sr.

Arlette 20/11/2015 11:32

Baise m’encor, rebaise-moi et baise ;
Donne m’en un de tes plus savoureux,
Donne m’en un de tes plus amoureux :
Je t’en rendrai quatre plus chauds que braise.

Las ! te plains-tu ? Çà, que ce mal j’apaise,
En t’en donnant dix autres doucereux.
Ainsi, mêlant nos baisers tant heureux,
Jouissons-nous l’un de l’autre à notre aise.

Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soi et son ami vivra.
Permets m’Amour penser quelque folie :

Toujours suis mal, vivant discrètement,
Et ne me puis donner contentement
Si hors de moi ne fais quelque saillie.

Louise LABÉ (1524-1566)

Arlette 20/11/2015 11:31

http://www.wukali.com/louise-labe-sonnet-baise-m-encor#.Vk72I4QUxAU

Sans oublier la chanson que Colette Magny en a tirée !

Cecilia Suzzoni 20/11/2015 11:23

Merci à notre présidente, de nous rappeler, avec ce beau poème, combien les "Anciens", leur poésie, sont à même de nous donner, par ce "ciel plombé", non tant des leçons de conduite que d'ardentes leçons de vie
J'en profite pour dire que nousavons aussi , nous aurions plus que jamais besoin de leur rationalité critique,car à côté du consensus martial qui semble faire l'unanimité,et dont je ne conteste pas l'exigence policière, rares sont les voix qui s"élèvent pour dire le souci, non pas d'"excuser", mais de "comprendre": Edgar Morin, Jérôme Ferrari (dans leurs récentes interventions dans le journal Le Monde") sauvent l'honneur face à ce déluge émotionnel qui charrie le meilleur et le pire. La vérité, pour qui, devant l'horreur présente, ne veut pas faire de l'amnésie un stérile garde-fou, c'est que nous avons construit puis détruit ces nations du Moyen Orient: notre devoir est maintenant d'y porter la paix.

leblogdelapresidente 21/11/2015 15:33

Oui, notre devoir. Et on est si loin du compte...

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