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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:25

 

 

 

 

 

 

En ce samedi frisquet mais ensoleillé, au lieu de se faire plaisir en allant voir Le Grand retournement, la présidente de RE, portée par une abnégation sans faille, a entrepris (avec l’objectivité qui la caractérise) un petit bilan d’étape de la Refondation Peillon, question de voir où l’on en est du grrrrand projet présidentiel.

 

Sans doute se souvient-on qu’au début des Fleurs Bleues de Queneau, le duc d’Auge monte au sommet de son donjon pour y considérer un tantinet soit peu la situation historique. « Elle était plutôt floue. Des restes du passé traînaient encore çà et là, en vrac», note malignement le narrateur.

 

Pour ce qui est des restes du passé, c’est effectivement le cas : non seulement ils traînent, mais ils sont pris d’un regain de vigueur, comme un chiendent indéracinable. Quant à la situation, elle est malheureusement d’une clarté limpide quoique décourageante : tout ce que l’on pouvait redouter de la part d’un ministère socialiste conseillé par des idéologues qui n’ont rien appris ni rien oublié, est en passe de se réaliser au-delà de nos prévisions les plus pessimistes. Nous assistons à un désolant « remake » (désolée pour le franglais) des années Jospin-Allègre, -- et sur le fond, et, depuis peu, dans la forme.

 

Commençons par le commencement et par les contenus, c'est-à-dire  le projet de loi (1) :

 

Si les constats de base sont pertinents et les intentions souvent bonnes -- par exemple, « une élévation générale du niveau (…) en sorte que tous les élèves maîtrisent les compétences de base en français (lecture, écriture, compréhension et vocabulaire) et les compétences en mathématiques (nombre, calcul et géométrie) en fin de CE1 », « rebâtir une école à la fois juste pour tous et exigeante pour chacun » (qui pourrait décemment tonner contre ?) , « donner la priorité à l’école primaire qui est le moment de la scolarité où se construisent  les apprentissages et apparaissent les échecs scolaires », « scolarisation des moins de trois ans » -- le moins que l’on puisse dire, c’est que les solutions apportées ne sont pas à la hauteur des enjeux : soit on fait du neuf avec de l’éculé, en réactivant sans frémir les recettes de la vieille pédagogie moderne (qui ont fait la preuve de leur inefficacité depuis des décennies), soit on innove, comme par exemple avec le numérique, sans vraiment prendre la mesure de l’engrenage dans lequel on met le doigt et qui nous mangera le bras.

 

C’est ainsi que l’on relève en vrac, comme les restes du passé traînant encore sous les remparts du duc d’Auge, des « gimmicks » tels que pérennisation du socle commun, mise en place d’un « Conseil  national d’évaluation du système éducatif » dont la composition fait fi des acteurs de terrain au profit des experts en expertise, et d’un « Conseil supérieur des programmes » du même métal, naissance des ESPE -- c'est-à-dire  renaissance des IUFM  (2) -- , formation continue tout au long de la carrière  (ou comment, à partir de vrais besoins, formater les pratiques pédagogiques) , etc. …  

Nihil novi sub sole. Rien que du prévisible, du déjà fait, du déjà vu et du déjà échoué, mais dont on devait penser en haut lieu qu’il mettrait du baume au cœur des masses enseignantes qui, après les sinistres années Sarkozy de l’inculture et du mépris, ont massivement voté  pour F. Hollande. Sans doute est-ce la raison qui fit que le ministère a entrepris de réformer les rythmes en primaire, dans l’intérêt des enfants ça va de soi, mais en oubliant juste de prendre en compte l’avis des « vrais » personnels – je veux dire des instituteurs qui ne sont ni au PS, ni au SGEN-CFDT, ni à l’UNSA-FEN.

 

Car ces mesures mécontentent d’ores et déjà nos collègues du primaire, les méchants vilains ingrats pas beaux, qui ont vite oublié les précieux 60.000 postes (4) restitués…

Soyons sérieux : on ne va tout de même pas remercier les socialistes et leur donner une médaille lorsque par miracle, pour une fois, ils tiennent une de leurs promesses, et ces postes ne doivent pas être les arbres qui cachent la forêt des refus. Si les instituteurs parisiens se sont mis en grève aussi massivement le 22 janvier dernier (5), ce n’est pas pour le malin plaisir de faire de la peine au gentil Bertrand Delanoë ou au non moins sympathique Bruno Julliard, lequel a du reste immédiatement levé le masque et perdu son sourire (6), illico relayé par le chien de garde de service au Monde (7), puis par France-Inter, naturellement, et jusqu’à Marianne, habituellement plus avisée sur ces questions (8). Même le brave Marcel Rufo (un fan du RCT, pourtant, ce qui montre qu’il n’est pas absolument mauvais…) y est allé de son grain de sel (9) : quelle unanimité contre ces égoïstes, corporatistes, incohérents, mal embouchés, gros fainéantas  et j’en passe !

 

Malsaine ambiance donc, qui nous ramène à un temps que l'on espérait révolu, lorsque l’abominable Allègre dégoisait tant et plus sur les enseignants. Vincent Peillon est mieux élevé : il n’a ni l’insulte à la bouche ni la bave aux lèvres. Agrégé de philo, il sait se tenir, lui. Poli, souriant, bien coiffé, bien vêtu, il se contente de  laisser aboyer ses sous-fifres et ses relais serviles dans les médias ou dans l’Ecole même (10). Naturellement, en privé, il peut, tel Apollinaire ou Claude François, pleurer qu’il est le mal-aimé et affirmer, quitte à démentir ensuite, qu’il n’a « quand même pas mis 60 000 postes sur la table pour être emmerdé après » (11). Mais la stratégie est la même que sous Allègre : jouer le peuple français contre les enseignants.

Il n’empêche que le mal est fait et le divorce en voie derechef d’être consommé. Une deuxième fois et pour les mêmes raisons, les socialistes sont en train de perdre le vote enseignant, que seul l'inepte acharnement de Sarkozy avait pu leur faire regagner en reléguant aux oubliettes de l’histoire les allègres outrances et les royales errances des années 98.

 

Mais c’est plus fort qu’eux, c’est dans leur nature, comme dit le scorpion à la petite grenouille (12) : chaussés de leurs œillères idéologiques, les conseillers du ministre, persuadés que la sensibilité majoritaire chez les enseignants se trouve à l’UNSA et/ou au SGEN-CFDT, ne veulent ni ne peuvent entendre la voix des personnels, même lorsque ceux-ci réagissent par une grève écrasante. Peu importe que les instituteurs s’opposent massivement à cette réforme, ils ont tort, par définition, puisqu’ils sont contre le ministre de gauche. Et puis, qu’ils se méfient : le méchant loup de droite, avec ses grandes dents,  nous guette au coin du bois (13),  explique Luc Cédelle, -- à qui il faut néanmoins reconnaître qu’il est nettement plus malin que les plumitifs évoqués ci-dessus ! Est-ce pour autant que l’on doit tout subir en courbant l’échine ?

 

Ce chantage a quelque chose d’insupportable : soit vous  acceptez de passer sous les fourches caudines d’une Refondation mal ficelée (parce qu’à l’avance préparée, avant la « grande concertation », dans les cartons du PS), soit vous ressuscitez le Sarko, ses pompes et ses œuvres.

Alternative mal posée !

Si l’on avait pris en compte le point de vue des « vrais » personnels, au lieu de plaquer sur le réel, de façon pédago-technocratique,  des schémas théoriques plus ou moins pertinents, on n’en serait sans doute pas là. Ecoutons la parole d’instituteurs de terrain, comme Catherine Bonnet-Huby, membre du CA du GRIP, qui nous explique avec des mots très justes et une argumentation modérée, pourquoi la réforme des quatre jours et demi est contreproductive et ne peut pas marcher,  http://www.r-lecole.fr/primaire/bonnet-huby-grip-01-13.html, ou comme Véronique Decker , directrice d’école à Bobigny, sur son blog hébergé – mais si – par les Cahiers pédagogiques :

http://www.cahiers-pedagogiques.com/blog/servicemaximum/2013/01/23/que-le-diable-emporte-cette-reforme/ .   

 

Certes, le décret est paru (14) et la réforme s’appliquera sans doute, le ministre étant décidé à ne pas céder, tant il est plus facile de capituler devant les « geonpis », la phynance, Mittal et le MEDEF que d’entendre de « simples » instituteurs contre lesquels on passera en force en les accusant de tous les maux, histoire de se donner à peu de frais la posture de quelqu’un de ferme...

Il n’est pas sûr que l’instruction publique (ce mot qui est, du reste, le grand absent du débat) y gagne : mais c’est une autre histoire…

 

 

(1) http://static.lexpress.fr/pub/pdf/projet_de_loi_prerose.pdf

(2) Voir p. 30 du document, pour ce qui est de la professionnalisation

(3) Voir p. 33

(4) "54 000 emplois seront créés au ministère de l’éducation nationale, 5 000 au ministère de l’enseignement supérieur et 1 000 au ministère de l’agriculture. Pour le ministère de l’éducation nationale, un premier investissement est nécessaire pour  mener à bien la refondation de l’Ecole, au travers de la formation initiale des enseignants. 26 000 postes seront donc consacrés au rétablissement d’une véritable formation initiale pour nos enseignants. Cela correspond dans un premier temps au remplacement de tous les départs en retraites d’enseignants prévus chaque année, ainsi qu’aux postes de stagiaires nécessaires pour créer des emplois enseignants dans un second temps. A ces emplois s’ajoute la création de 1 000 postes d’enseignants chargés d’assurer la formation initiale et continue des enseignants dans les ESPE en complément des moyens qui seront dégagés dans les universités. Par ailleurs, 21 000 postes d’enseignants titulaires seront créés pendant le quinquennat, en plus des postes nécessaires à la réforme de la formation initiale." (document page 27, voir également le tableau à double entrée p. 29)

(5)http://www.leparisien.fr/societe/rythmes-scolaires-greve-massive-a-paris-pour-denoncer-la-reforme-22-01-2013-2502401.php

(6)http://www.lexpress.fr/education/bruno-julliard-j-ai-ete-frappe-par-le-conservatisme-des-syndicats-enseignants_1210327.html

(7) http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/01/22/l-ecole-ou-le-triomphe-du-corporatisme_1820599_3232.html

(8) http://www.marianne.net/Peillon-et-les-profs-grevistes-qui-est-le-plus-a-gauche_a226010.html

(9) http://www.laprovence.com/article/actualites/marcel-rufo-je-suis-sidere-par-la-reaction-des-enseignants

(10) http://lioneljeanjeau.canalblog.com/archives/2013/01/26/26252280.html

(11) http://lelab.europe1.fr/t/ambiance-tendue-entre-les-enseignants-et-vincent-peillon-7109

(12)http://laurentcombaud.typepad.fr/blog_de_laurent_combaud/2008/07/la-fable-de-la-grenouille-et-du-scorpion.html

http://education.blog.lemonde.fr/2013/01/22/primaire-la-greve-troublante/

(13)Ou enfin ce point de vue pour le moins décapant de Jean-François Chalot et Isabelle Voltaire,  sur agoravox :  http://www.cdafal77.fr/texterythm.html

(14) http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026979035&dateTexte=&categorieLien=id

 

 

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Moyal P. 28/01/2013 18:08


Cher M. Jeanjeau, je ne sais si ce que vous appelez le "conservatisme" est de gauche, de l'endroit ou de l'envers, et, sauf votre respect, je m'en contremoque. Je sais que l'adorable et pimpante
modernité pédagogique que vous prônez est l'alliée on ne peut plus naturelle des projets les plus antiprogressistes qui soient. Vos semblables font la délec- tation des plus ultras parmi les
libéraux. Pendant que vous fantasmez sur l'éloge de la bonté naturelle du petit d'homme et son désir inné d'apprendre, de connaître, de se former, loin des contraintes qu'imposent les horribles
rétrogrades que nous sommes, avec leurs exigences bornées d'effort, de rigueur, de contrôles des connaissances, de sanctions que représentent les devoirs, les notes (photographies d'une réalité à
un moment x de sa formation, permettant de se repérer, de comprendre que tout ne tombe pas tout cuit dans l'escarcelle, comme la manne dans le désert ou la reconnaissance salariale de la qualité
depuis la bourse d'un bon ministre socialiste-qui-voudrait-bien-mais-ne-peut-point...), se frottent les mains les bien nés -que naturellement vous détestez tant ! - qui connaissent eux
parfaitement les filières les plus sélectives de la formation pour leurs rejetons qu'ils préparent avec votre bénédiction à être les Possédants de demain.


La médiocrité généralisée, le droit absolu donné aux petits d'hommes de faire ce que bon leur semble, loin de favoriser la démocratisation de l'enseignement, ont amené à un écart qui n'a jamais
été aussi grand entre les classes sociales. Les très bons restent toujours très bons; mais les simplement bons, à plus forte raison les moyens, les besogneux, les élèves de bonne volonté,
nourrissent les bataillons des relégués, eux que précisément l'école de la République pouvait antérieurement accompagner et mettre en avant.


Vous faire comprendre qu'il ne s'agit en aucune manière de retourner à l'école des Mandarins mais de faire en sorte que ce qu'avait de meilleur l'école de "l'ascenseur social" puisse être offert
au plus grand nombre, en évitant la démagogie, la poudre aux yeux, les tartes à la crème de vos grands modèles pédagogiques (que notre Présidente sait si bien brocarder) mais en rappelant que le
travail, la constance dans l'exigence envers soi, la qualité disciplinaire des maîtres qui forment etc. tout cela je le crains est chose aussi vaine que de penser qu'un ministre actuel pourrait
révolutionner la formation ou que le vulgum pecus ou le besogneux-premier-venu-du-tout-médiatique demain saisiraient que notre école mérite mieux que les inepties qu'ils assènent avec d'autant
plus de conviction que  30 ans de débâcle ne leur suffisent pas. Du passé faisons table rase !


[ Il est vrai que quand on se rappelle, dans un autre domaine, les deux frères Cohn-Bendit faire l'éloge (dans un point de vue du Monde que je n'ai pas oublié) de deux jeunes filles voilées et
dire qu'elles représentent le summum de l'esprit de révolte, le must du progressisme, tout est possible. ]


Gabriel CB doit bien faire partie de vos maîtres à penser...Je vous le laisse, comme je vous laisse vos fantasmes de la modernité, vos rêves de formateurs dociles, et soumis, vos Assis rassis
engoncés dans leurs certitudes.


Mais de grâce, ne venez pas jeter à la figure avec les Julliard de pacotille, Frackowiak et compagnie de service, l'insulte de "conservatisme" en croyant dès lors que tout est dit. Qui fréquente
l'école comprend vite où mène l'Illusion pédagogique. Sauf s'il n'est pas programmé pour.


Très cordialement.


PaulM

Loys 28/01/2013 15:07


Curieux progressisme qui souhaite la destruction du statut des enseignants et fustige encore et toujours la sélection par la note ou l'orientation quand 77,5% d'une génération obtient le
baccalauréat (sans qu'il s'agisse pour autant d'un progrès social).


Savez-vous que servare en latin signifie "sauver, préserver" et qu'en ce sens ceux qui sont taxés de conservateurs peuvent s'en honorer ?

Lionel Jeanjeau 28/01/2013 14:42


M. Bonod, le conservatisme, notamment pédagogique, peut fort bien être de gauche. Ranger les gens dans des cases n'est jamais opérant ...


Par ailleurs, l'action politique a besoin de temps, vous le savez très bien. A moins que la pression médiatique ne tienne lieu de pensée, ce que je ne vous ferai pas l'affront de croire vous
concernant. C'était plutôt le mode de fonctionnement du pouvoir précédent.

Loys 28/01/2013 14:33


Madame la Présidente, souvenez-vous que pour M. Jeanjeau, toute critique de la politique éducative du PS est nécessairement de droite. Contester l'existence des nouvelles pédagogies modernes à l'oeuvre depuis
vingt ans et en même temps leurs conséquences désastreuses ne peuvent être le fait que d'un conservatisme idéologique outrageux.


Pour ma part, bilan médiatique de l'action du MEN depuis la rentrée : la morale laïque, l'école numérique, les rythmes scolaires... Pas de doute : on s'attaque aux problèmes de fond et on va
pouvoir refonder l'école dans les meilleures conditions.

Lionel Jeanjeau 28/01/2013 12:19


Bonjour,


 


Donc si je suis bien votre raisonnement, l'erreur de Peillon serait double : renouer avec les "pédagogies modernes" et "innover". Et en guise de proposition alternative, vous proposez de revenir
à ce qui prévalait avant le développement de ces pédagogies que vous appelez modernes (et que vous dites exister depuis plusieurs décennies ... la modernité est affaire d'échelle de temps !).


"Pour ce qui est des restes du passé, c'est effectivement le cas : non seulement ils traînent, mais ils sont pris d'un regain de vigueur, comme un chiendent indéracinable". Vous voulez sans aucun
doute parler du prima de l'enseignement disciplinaire sur la pédagogie ? Du statut des enseignants du secondaire (bien plus vieux que les pédagogies modernes dont vous dénoncez l'archaïsme) ? De
la sélection des élèves par la note et par l'orientation ?


En effet, le chiendent est difficile à arracher, nous nous accorderons là dessus.

leblogdelapresidente 28/01/2013 12:45



Je crois que nous ne parlons pas de la même chose -- ou alors vous faites l'âne pour avoir du son, hypothèse que je n'envisage pas une seule seconde, naturellement.


Ce que j'appelle les "recettes de la vieille pédagogie moderne", comme Dali parlait du "vieil art moderne", c'est précisément le primat de la pédagogie sur l'enseignement disciplinaire, le refus
de la notation au profit d'évaluations qui ne font plus sens, le refus d'instruire, comme si c'était un gros mot.


Le retour du passé, c'est aussi la résurrection des IUFM sous la forme des ESPE.


Le débat pédagogie/disciplinaire ne doit pas être pipé : il faut les voir de façon dialectique, et non en opposition. L'essentiel est de ne jamais oublier que le but est d'INSTRUIRE. 


Je ne propose pas de revenir à la blouse grise ni aux coups de règle sur les doigts. Il y a des collègues qui, nourris des apports des pédagogues du passé, inventent sur le terrain des pratiques
originales, adaptées, et non pas des recettes toutes faites. Je vous renvoie par exemple au projet SLECC et à tout le travail effectué par les instituteurs du GRIP, que vous connaissez
certainement. 


Quant à nos statuts, effectivement, c'est ce que la droite rêvait de faire sauter. J'observe avec consternation que c'est également le désir du PS. Vivement qu'on ait un gouvernement de gauche




Loys 27/01/2013 14:00


Ce quinquennat risque bien d'être aussi long que le précédent.

leblogdelapresidente 27/01/2013 15:01



deux quinquennats = un dékhonnat, comme disait mon pauvre père... 



Isabelle Voltaire 27/01/2013 13:28


Merci, ô présidente.


Les 60 000 postes promis - de ces promesses qui n'engagent que ceux qui y croient : sont-ils


1) inscrits au budget **comme postes de fonctionnaires* ?


2) vu la dégradation des conditions de travail et malgré le chômage le peu d'empressement des candidats aux concours, les personnels vont-ils être recrutés ?


Pas sûr du tout. Donc promesse pipeau.


Dans la même protestation :


http://www.cdafal77.fr/texterythm.html

leblogdelapresidente 27/01/2013 13:35



Précieuses remarques, Isabelle ! Et merci beaucoup pour le lien !