Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 18:15

 


 

 


 

 

 

      


Réunion-débat organisée par l’Institut de recherches de « Reconstruire l’école »

Samedi 2 juin, 14 h, lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris

 

 

On célèbre en juin 2012 le centenaire de la naissance d’Alan Turing. Bien avant l’apparition des premiers ordinateurs, Turing donna son nom à une « machine abstraite » qui constitue le fondement de l’informatique et de l’ensemble de ses développements actuels. C’est pourquoi l’Institut de recherches de « Reconstruire l’école » (I.R.R.E.) a choisi pour sa première manifestation publique – son acte de naissance en quelque sorte – de commémorer à sa manière l’œuvre de ce mathématicien de génie qui fut aussi un « suicidé de la société ». Au cours de la réunion-débat intitulée « L’école est-elle une machine de Turing ? », nous essaierons d’aborder les principaux problèmes que pose l’interférence entre les pratiques d’enseignement et celles qui dérivent, directement ou indirectement, de l’informatique. Car les TICE ne sont pas seulement un « outil », relativement neutre, comme put l’être en son temps la « télévision scolaire » : l’introduction de l’informatique à l’école implique la décomposition des savoirs disciplinaires et leur réorganisation en « compétences évaluables » ; elle implique donc aussi tout ce qui relève d’une « culture de l’évaluation », qu’il s’agisse des élèves ou des professeurs ; elle a enfin des conséquences sociales, politiques et philosophiques qui dépassent le cadre strictement scolaire et contribuent à la genèse d’un monde nouveau dont on peut se demander s’il est vraiment souhaitable mais auquel on veut adapter dès la première enfance l’ensemble des futurs citoyens.

 

Programme

 

Jean-Pierre Weill, Inspecteur Général des Lettres : « Culture de l'évaluation : une contradiction dans les termes? »

La prétendue culture de l'évaluation masque la nécessité de toute évaluation et ruine à force de normes épanouissement et création. Il y a lieu de s'interroger, surtout dans l'enseignement sur les conditions d'un équilibre entre un regard objectif et la liberté du professeur et des élèves.

 

Florent Gouget, professeur de Lettres : « Contre l'Ecole numérique »

A l'heure où l'équipement numérique de l'école fait consensus au niveau politique et syndical, toutes les critiques se résumant à celles des moyens attribués, Florent Gouget invite à voir dans l'invasion numérique une attaque contre le cœur de ce qu'est, ou devrait être, l'enseignement.

 

Pedro Cordoba, maître de conférences honoraire : « Le didacticien, l'autiste et l'excellisation des savoirs »

A la (ré)éducation des malades par les thérapies comportementalo-cognitivistes fait écho le traitement des élèves par les sciences de l’éducation. Réflexion sur ce curieux chassé-croisé entre l’école et l’hôpital.

 

 

 

   

Par leblogdelapresidente
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Mardi 8 mai 2012 2 08 /05 /Mai /2012 19:46

 

 

 

 

 

Sarkozy, c’est fini : une défaite amplement méritée, et vécue par tous ceux qui y ont un tant soit peu contribué, ne serait-ce que par leur vote, comme un véritable soulagement.  

 

A l’occasion du débat qui opposa voici quelques jours les deux finalistes, la gent journalistique découvrit, émerveillée ébahie ravie, l’existence de l’ANAPHORE http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/05/03/moi-president-de-la-republique-letrange-anaphore-de-hollande-231816, stupéfaction indiquant bien, soit dit en passant, que le niveau ne monte pas plus à l’ISFJ que chez le lycéen lambda…

 

La présidente de Reconstruire l’Ecole, n’écoutant que sa présomption et conjoncturellement revigorée par la victoire du candidat socialiste, n’hésitera donc pas une seule seconde avant de se lancer elle aussi dans le jeu de l’anaphore.

 

Si François Hollande, Président de la République, ne restitue pas à l‘Education nationale, comme il s’y est engagé, les postes dont elle a besoin, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, ne revient pas, comme il s’y est engagé, sur le décret n° 2012-702 du 7 mai 2012 confiant aux chefs d’établissement l’évaluation des enseignants, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, ne redonne pas leur valeur aux concours du CAPES – et d’abord en supprimant la honteuse épreuve de servilité dite « agir en fonctionnaire de l’Etat » --, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, ne rétablit pas l’année de stage des néo-titulaires, il nous trouvera résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, sous prétexte de réimpulser la recherche en pédagogie, se contente de ressusciter le fonctionnement monocolore des IUFM en y consacrant l’hégémonie du constructivisme et des pseudo-sciences de l’éducation, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, ne revient pas sur la scandaleuse réforme de la licence, qui a fait de l’examen un parchemin sans valeur ni contenu, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, n’abroge pas la LRU et le décret n° 2009-460 du 23 avril 2009 réformant le statut des enseignants-chercheurs, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, n’entreprend pas de limiter les effets délétères de la mastérisation, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, ne rétablit pas le caractère national du « mouvement » (pour les non-initiés, des affectations et mutations), il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, sous couvert de favoriser l’expérimentation dans les établissements et d’assouplir leur fonctionnement, renonce aux examens, concours et programmes nationaux, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, n’abroge pas la désastreuse réforme Descoings, qui a fait du lycée une usine à gaz, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, porte atteinte, sous prétexte d’ouverture sociale, aux CPGE, (seules niches préservées dans le post-bac avec les BTS et les IUT), il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, n'organise pas un débat pluraliste sur les programmes, tout d’abord ceux du primaire, et ne rappelle pas fermement l’impérieuse nécessité, pour tous les enfants qui n’ont que l’Ecole pour apprendre, de savoir lire, écrire, compter et calculer, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, n’envisage pas de revenir sur le « socle commun », ce smic culturel qui méprise l’intelligence des élèves, et d’abolir les « livrets de compétence » à remplir cette année pour la première fois de manière nationale en troisième, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, ne reconnaît pas l’importance d’une revalorisation des séries littéraires, tout particulièrement pour ce qui concerne les langues anciennes, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, entreprend en quelque manière de toucher aux statuts des enseignants, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, envisage, au nom d’une hypothétique pacification scolaire, de faire la moindre fleur à l’enseignement privé, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, ne revient pas sur les accords de Latran en rétablissant le monopole de la collation des grades, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, ne revient pas sur les avantages fiscaux dont bénéficient les structures (privées) de soutien scolaire ou les officines comme la « Fondation pour l’Ecole », il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, ne donne pas aux enseignants les moyens de faire leur travail sans être harcelés par leur hiérarchie et/ou les parents d’élèves, dont la marge d’intervention au sein des établissements mérite d’être clarifiée, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

Si François Hollande, Président de la République, ne prend pas des mesures susceptibles de protéger nos collègues des violences physiques, pressions psychologiques et autres calomnies s’étalant sur les divers réseaux sociaux, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

 

Nous n’ignorons pas que le programme socialiste pour l’Ecole est largement inspiré des thèses de l’UNSA-FEN et du lobby provisoral « Education et devenir », avec une touche de SGEN-CFDT en renfort de potage. Si François Hollande, président de la République, ne se montre pas assez pragmatique pour comprendre que ces sensibilités sont minoritaires dans le corps enseignant, il nous trouvera, résolus, sur son chemin.

 

Notre intense satisfaction de voir messieurs Chatel et Sarkozy coiffés du bonnet d’âne et relégués au coin après avoir reçu un sérieux coup de règle sur les doigts ne signifie pas pour autant que nous accordons des bons points a priori à François Hollande, Président de la République.

Car nous avons de la mémoire.

Nous nous souvenons d’Allègre, de sa violence haineuse, de sa morgue, de son mépris.

Nous nous souvenons de Meirieu, de sa « consultation des lycéens » si scandaleusement démagogique, et des dérives que celle-ci entraîna en termes de déréglementation de l'école et d'instauration d'enseignements sans contenu ni programme, comme les TPE et l'ECJS.

Nous nous souvenons de Mme Royal proposant, devant un parterre ricanant de proviseurs et de principaux épanouis par leur propre audace, de porter à 35 heures le service hebdomadaire des professeurs de collège et de lycée.

 

R.E., comme le collectif Sauver Les Lettres et quelques autres associations de défense de l’Ecole et des humanités, naquit des « comités anti-Allègre », et peut repartir au combat « avec sous les talons les côtes de Rossinante, et sur les grands chemins le bouclier au bras ».

C’est pourquoi, à présent que François Hollande est élu Président de la République, nous resterons en permanence critiques et vigilants, afin de le rappeler au devoir d’instruction publique. Résolus.

 

 

 

Et toujours, le site de "Reconstruire l'Ecole" : http://www.r-lecole.fr/

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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 19:54

 

 

 

 

 

 

Ils ont voté, et puis ça y est….

Dimanche soir à  vingt heures, pour tout dire, le premier sentiment fut la honte pour mon pays, celle de voir Mme Le Pen, parée des oripeaux de la laïcité, de l’anti-système et de la souffrance populaire, porter le score de son parti à un niveau historique. Tant de cours d’ECJS pour en arriver là, ce serait risible si ce n’était pas tragique. Quel immense échec de ce catéchisme citoyennisant !

Le second fut la déception : les deux candidats qui portaient le moins mal les espérances des défenseurs de l’Ecole et des humanités n’ont pas atteint, tant s’en faut, les pourcentages espérés.

 

Reste à présent à choisir entre MM .Sarkozy et Hollande.

Le premier, en cinq ans de mandat, n’a  tenu aucune de ses promesses prétendument « républicaines » pour réintroduire de l’instruction à l’Ecole :  suppressions massives de postes, calamiteuse mastérisation, sabotage des concours de recrutement, envoi au casse-g…. des néo-certifiés ou néo-PLP, une intégration des IUFM à l’Université qui n’a jamais remis en cause la suprématie des pseudo-sciences de l’éducation, la licence bradée, les lycées transformés en usines à gaz grâce à la calamiteuse réforme Descoings, dont on ne dira rien par égards à la mémoire du défunt… Le bilan  du président-candidat est accablant et ne peut en aucun cas être défendu.

En ce qui concerne M. Hollande, nous ne  nous faisons guère d’illusions sur les propositions de son équipe en matière d’éducation. Avides de retrouver les places qu’ils n’ont jamais véritablement perdues, ses amis pédagonigologistes, nous le savons, piaffent d’ores et déjà dans les starting-blocks, si je puis oser cette métaphore hardie. 

Certes, et c’est évidemment positif, le candidat socialiste s’est engagé à restituer les soixante mille postes supprimés.  Il ne sera certainement pas celui qui ricanera maintes fois en public sur La Princesse de Clèves. Pour le reste – mais nous ne demandons qu’à être heureusement surpris, naturellement – rien de très emballant (euphémisme). Par conséquent, bien sûr, à supposer (ce qui demeure de l'ordre du probable) que les mesures prises par le futur ministre socialiste de l'Education s'avèrent nocives, Reconstruire l'Ecole prendra toute sa place pour s'y opposer résolument. Mais dans l'immédiat, c'est à celles de M. Chatel, franchement détestables,  que nous sommes, depuis des années, confrontés, avec les désastreux résultats que l'on sait. 

 

Est-ce à dire que la Présidente de Reconstruire  l’Ecole, renonçant à prendre ses responsabilités,  vous engage à aller taquiner le goujon le jour du second tour ? En aucun cas .

Comme on l’a remarqué dans le précédent article,  les deux finalistes étant, pour des raisons différentes, également déficients en matière de refondation de l’Ecole et de défense des humanités, il faudra  raisonner autrement qu’en termes de lobbying et se prononcer en fonction d’autres critères : c’est à dire se demander seulement, dans le secret de sa conscience et de son isoloir, lequel des deux impétrants à la fonction suprême mettra le moins à mal notre système français issu du programme de la Résistance et saura se montrer enfin à la hauteur de la fonction… 

Par leblogdelapresidente
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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 19:26

 

 

 

 

 

 

 

A quelques semaines du premier tour, un certain nombre d’adhérents et de sympathisants de « Reconstruire l’Ecole » me demandent pourquoi l’association, en ce contexte pré-électoral, ne donne pas de consigne de vote,  tant la situation est grave sur le front scolaire, de la maternelle à l’Université.


La réponse sera brève et se trouve dans les statuts : RE n’a pas vocation à s’engager nommément pour tel ou tel candidat au suffrage.


Tout au plus pourra-t-on, à l’examen de leurs programmes, remarquer que certains postulants, dont les convictions laïques et républicaines sont hautement sujettes à caution, sont naturellement à rejeter. Il est également possible, au vu du bilan du président-candidat, d’émettre de fortes réticences, -- tout comme, du reste, vis-à-vis de son principal challenger : entre les gestionnaires de l’un et les pédagogues-sic de l’autre, il n’est pas scandaleux de voir ailleurs, -- et de considérer qu’untel qui considère qu’il faut refonder l’école sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour apprendre , ou tel autre affirmant que tout enfant entrant en sixième doit savoir correctement lire, ne peut pas être absolument mauvais.


Pour ce qui est du second tour, à supposer que les deux favoris des sondages s’y retrouvent effectivement, on ne peut établir qu’un constat : les projets pour l’école de MM. Hollande et Sarkozy étant, pour des raisons différentes, absolument et également négatifs , nous devrons nous prononcer en fonction de critères plus globaux, et nous demander seulement, dans le secret de nos consciences et de nos isoloirs, lequel de ces deux prétendants à la fonction suprême, mettant le moins à mal le modèle français issu du programme de la Résistance, sera le meilleur pour notre pays.

 

Par leblogdelapresidente
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Mardi 27 mars 2012 2 27 /03 /Mars /2012 23:25

 

 

 

 

 

 

                                     Petit rappel pour les grand-sudistes ! 

 

 

http://grillon-anosyros.blogspot.fr/

 

 

Hommage à Jacqueline de Romilly

 

Organisé par le Comité de jumelage "Grillon - Ano Syros"

Présidente : Françoise SISTERON

12 Chemin de la Calamande

84600 GRILLON

Tél/Fax : 04 90 37 38 83

E.Mail : christian.sisteron@wanadoo.fr

 

DIMANCHE ler Avril 2012 - Maison Milon - Grillon

  • 9 H Accueil
  • 9 H 30 Conférence Jacqueline de Romilly: L'amour du Grec, Combat de toute une vie.

par : Sabine Schneider, secrétaire de l'association S.E.L.(Sauvegarde des Enseignements Littéraires). Cécilia Suzzoni, professeur honoraire de chaire supérieure au lycée Henri IV Présidente de l'association A.L.L.E. ( Le latin dans les littératures européennes).

  • 11 H 30 Projection « Jacqueline de Romilly, la vigie grecque »
  • l2 H 15 Pause Gourmande et Musicale.
  • 14 H 15 Table ronde Débat sur la défense de l'Enseignement des Lettres Classiques.

avec : Etienne Roland, modérateur, ancien directeur de l’École Française d'Athènes, professeur émérite d'archéologie grecque Paris 1. Françoise Guichard, professeur de lettres classiques, présidente de Reconstruire l’École. Christian Mazet, étudiant à l’École du Louvre. Michelle Gally, professeur de lettres, auteur de « Le bûcher des humanités ». Sabine Schneider, (voir conférence du matin)

  • 16 H Table ronde Débat sur la place et L’importance de la Grèce dans I'Europe aujourd'hui.

avec : Effy Tselikas, journaliste à « Libération »et « Ta Néa »,  Luc Douillard, initiateur de « L'appel de Nantes : Je suis Grec aussi »,  Etienne Roland, (voir lère table ronde). Cécilia Suzzoni, (voir conférence du matin)

En parallèle de cette journée, une expo, des livres. Un apéritif clôturera cette manifestation, toujours en musique.

 

Accès libre

 

 

 

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